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segunda-feira, 17 de junho de 2013

M. Barroso, vous n'êtes ni loyal ni respectueux ! - Le Monde - Editorial - 16.06.2013

Pour une fois, les Européens arrivaient unis face aux Américains. Le G8 de Lough Erne, en Irlande du Nord, devait permettre de lancer en grande pompe, avec Barack Obama, les négociations visant à établir un traité transatlantique de libre-échange. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a torpillé cette unité en affirmant, juste avant l'ouverture du sommet, que la position de la France sur l'exception culturelle était "réactionnaire".

Peu importe de savoir si la France l'est. Et s'il fallait ou non exclure, au nom de l'exception culturelle, les services audiovisuels du mandat de négociation confié à la Commission européenne. Pour être prêts, les Vingt-Sept ont longuement négocié jusque tard dans la nuit, vendredi 14 juin. La France a fini par imposer ses vues et a remporté une victoire politique.

Que cette issue satisfasse ou non M. Barroso, peu importe aussi. Il est président de la Commission et se trouve lié par le mandat qui lui a été confié par les Etats. En dénigrant l'accord au lendemain de sa conclusion, M. Barroso ne se comporte pas en gardien des traités, comme sa mission le lui impose. Rappelons à une Commission qui se pique souvent de juridisme l'article 4-3 du traité de Lisbonne :"En vertu du principe de coopération loyale, l'Union et les Etats membres se respectent et s'assistent mutuellement dans l'accomplissement des missions découlant des traités." En l'occurrence, M. Barroso n'est ni "loyal" ni"respectueux".

Le commissaire au commerce, le Belge Karel De Gucht, a adopté une attitude comparable. Il n'est pas parvenu à imposer ses vues. Mauvais joueur, il prétend qu'il sera possible de réintroduire les services audiovisuels dans la négociation. Il se paie de mots : à l'unanimité, tout est possible ; en réalité, la France conserve son droit de veto sur le sujet.

Mais M. De Gucht a une excuse : il va négocier avec les Américains et craint que ceux-ci ne ripostent en écartant de la négociation des domaines stratégiques pour les Européens. Si nécessaire, il veut pouvoir revenir auprès des Vingt-Sept pour amender son mandat de négociation.

M. Barroso, en revanche, semble avoir des visées beaucoup plus personnelles. Depuis huit ans, le président de la Commission s'est distingué par sa ductilité. Défenseur des petits Etats lorsqu'il était premier ministre du Portugal, libéral lors de sa nomination à Bruxelles avant la crise de 2008, sarkozyste sous la présidence de Nicolas Sarkozy, incapable, depuis, de la moindre initiative politique pour relancer l'Union, il a accompagné le déclin des institutions européennes.

Aujourd'hui, à 57 ans, ce caméléon se cherche un avenir. A la recherche d'un beau poste, à l'OTAN ou aux Nations unies – qui sait ? –, il a choisi de flatter ses partenaires anglo-saxons, le premier ministre britannique et le président américain. A la tête de la Commission, M. Barroso aura été un bon reflet de l'Europe : une décennie de régression.
18.06.2013

Durão Barroso: "Some say they belong to the left, but in fact they are culturally extremely reactionary"

The head of the European Union’s executive arm [Durão Barroso] said that Europe must shun “reactionary” opposition to globalization as he criticized French-led efforts to protect the Continent’s movie and television industries in advance of trade talks with the United States. “It’s part of this anti-globalization agenda that I consider completely reactionary,” 

Mr. Barroso said, adding that he believed in protecting cultural diversity but not in sealing off Europe. “Some say they belong to the left, but in fact they are culturally extremely reactionary.”

quarta-feira, 12 de junho de 2013

Carta Aberta a Durão Barroso - por Costa-Gavras, Bérénice Béjo, Daniele Luchetti, Radu Mihaileanu e Dariusz Jabłoński.

Nous avons à la tête de notre Europe un homme cynique, malhonnête et méprisant qui nuit aux intérêts européens !

Voilà le constat lapidaire que nous faisons à l'issue d'une journée passée au Parlement européen où nous avons côtoyé le meilleur - l'engouement des représentants du peuple européen en faveur de la culture - et le pire - la rencontre avec un Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui reste désespérément sourd à la nécessité de défendre le droit des européens à soutenir et promouvoir leur culture.

Depuis 3 mois, la mobilisation des milliers de professionnels de la culture, et de tous les grands cinéastes que compte le continent européen, ne faiblit pas pour demander l'exclusion de l'audiovisuel et du cinéma des futures négociations commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis.

Cette mobilisation est à la hauteur du sentiment de trahison qui a été ressenti par tous les cinéastes à la lecture du projet de mandat de négociation mis sur la table par la Commission européenne et qui fait de la culture, de notre culture européenne une simple monnaie d'échange dans des discussions commerciales.

Ce président de la Commission qui aime se dire l'ami des artistes, est bien le même que celui qui a décidé de sacrifier la diversité culturelle au nom de prétendus intérêts commerciaux. C'est malheureusement plus sûrement le sien et les intérêts de sa carrière future qu'il entend protéger en recueillant les fruits d'un accord commercial avec les Etats-Unis.

20 ans après la reconnaissance de l'exception culturelle à l'occasion des accords du GATS, 6 ans après la ratification par l'Union européenne de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, nous n'imaginions pas que la Commission européenne renierait tous ses engagements et renoncerait à défendre le droit pour chaque peuple du continent européen de pouvoir soutenir sa création.

Quelle déception ! Il n'y a pourtant ni surprise ni naïveté de notre part face à une Commission qui s'ingénie à détruire, depuis plusieurs années, beaucoup des dispositifs qui permettent à la culture européenne d'être ce qu'elle est, diverse, dynamique et ambitieuse.

M. Barroso se plait à nous voir comme de grands enfants, encore bercés d'illusions ou de romantisme, qui n'avons pas compris tout le bien qu'il nous voulait. Il a bien tort car soyons clair, cet homme hier ne nous a pas convaincus. Il nous a même inquiétés, il nous a déçus. Mais, il nous a renforcés dans nos convictions de ne jamais céder dans la défense de l'exception culturelle, mieux, dans la défense de l'Europe.

C'est un homme tendu et sans ressort que nous avons vus hier, débitant le discours prémâché que ses équipes rabâchent maintenant depuis des semaines. Les contre-vérités ont succédé aux approximations, quand ils ne laissaient pas la place à de coupables silences.

On nous propose des lignes rouges pour défendre coûte que coûte l'exception culturelle ? C'est plutôt la Commission qui réinvente là des lignes Maginot qui ne garantissent aucunement la possibilité de conserver le droit de défendre la culture à l'ère numérique. Car ces lignes rouges n'ont pour vocation qu'à figer l'existant et qu'à envisager un avenir incertain, qui devra de surcroît être soumis à une négociation âpre avec les américains.

On nous promet, la main sur le cœur, de ne pas négocier l'exception culturelle mais on refuse d'exclure l'audiovisuel du mandat des négociations. Pour quel motif ? Car le mandat doit être le plus large possible et ne rien exclure, nous dit-on. Et pourtant, les américains ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils comptaient exclure des secteurs stratégiques pour eux, le secteur bancaire en particulier ! Nous nous interdirions donc de défendre la culture mais ne verrions aucun inconvénient à ce que les américains protègent leurs banques. Avec de tels négociateurs, nous pouvons craindre le pire !

On nous annonce qu'il y aurait des intérêts offensifs dans l'audiovisuel. On nous dit même qu'ils sont nombreux. Mais, lesquels ? Mis à part une règle sur la propriété des médias, identique en Europe par ailleurs, il n'y en a pas. Aucune.

La vacuité des arguments défendus par la Commission n'est sans doute rien au regard de l'exercice de communication malhonnête auquel s'est livré le Président Barroso à l'issue de la réunion. Car cet homme n'a pas hésité à publier un communiqué se félicitant d'avoir rassuré les cinéastes alors même qu'il déclarait quelques minutes avant, devant les caméras, qu'il n'avait sans doute pas réussi à nous convaincre.

Cette manœuvre misérable n'honore pas un homme dont on pouvait attendre une hauteur de vue et un sens de l'intérêt général desquels il s'est définitivement éloigné.

Au final, il a méprisé hier la délégation de cinéastes dont nous faisions partie et qui étaient les porte-parole d'une Europe fière de sa culture et de son identité et confiante dans sa capacité à soutenir sa création à l'ère numérique.

Il a méprisé le Parlement européen, la seule instance européenne démocratique élue, qui a adopté il y a 15 jours à une majorité écrasante une résolution demandant l'exclusion des services audiovisuels et cinématographiques du mandat de négociation. Nous y avons rencontré hier des femmes et des hommes formidables, des militants de la diversité culturelle qui sont indignés par cette bureaucratie bruxelloise sourde et aveugle.

Il méprise aussi l'avenir et l'insulte même. Nous sommes des européens convaincus. Mais, nous voulons une Europe qui prépare le futur, qui construit cette diversité culturelle numérique si nécessaire. Il n'y a pas de raison que les géants du Net, souvent américains et toujours experts en matière d'optimisation fiscale sur le territoire européen, s'exonèrent éternellement de toute obligation à l'égard de la création, de sa diffusion et de son financement. Rien ne justifie que l'Europe devienne un robinet pour écouler les seuls stocks d'œuvres américaines. Nous aimons évidemment le cinéma américain. Il a produit des chefs d'œuvres inoubliables et continue à inventer, à émouvoir, à enrichir le cinéma mondial. Mais, nous voulons aussi que le cinéma européen, africain, asiatique continuent à s'épanouir.

M. Barroso n'en a cure. Alors, nous nous retournons aujourd'hui vers les Etats-Membres de l'Union qui auront la lourde responsabilité, le 14 juin, de dire si oui ou non cette Europe est encore capable de dignité et d'ambition.


assinaturas:
Costa-Gavras, Bérénice Béjo, Daniele Luchetti, Radu Mihaileanu et Dariusz Jabłoński.

terça-feira, 28 de maio de 2013

European Cinema congratulates the European Parliament for its vote in favour of Culure

Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, the European Producers Club, FERA, FIAD, SAA and UNIC congratulate the European Parliament for voting in favour of the resolution calling for the exclusion of cultural and audiovisual services, including online services, from the negotiating mandate of the free trade agreement between the US and the EU. This resolution was adopted with a large majority which demonstrates the strong support for the preservation of the cultural exception.

This vote is historic and we welcome its political impact. European cinema thanks the Members of the European Parliament for their understanding of the challenges at stake for culture and for their support to European filmmakers who expressed themselves in favour of such exclusion in a petition that has already been signed by nearly 5,500 professionals.

But we must keep going. Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, the European Producers Club, FERA, FIAD, SAA and UNIC now call on the European Commission to take into account this vote of the European citizens’ representatives and on the Member States to support the exclusion of cultural and audiovisual services by 14 June, when Member States will adopt the negotiating mandate to be given to the Commission.
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Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, le Club des Producteurs Européens, la FERA, la FIAD, la SAA et l'UNIC  félicitent le Parlement européen pour son vote de la résolution exigeant l’exclusion explicite des services culturels et audiovisuels, y compris les services en ligne, du mandat de négociation de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe. Cette résolution a été adoptée à une très large majorité prouvant un mouvement fort en faveur de la préservation de l’exception culturelle.

Ce vote a une portée politique historique que nous tenons à saluer. Les organisations européennes du cinéma remercient les parlementaires européens d’avoir compris et soutenus les enjeux liés à la défense de l’exception culturelle et accompagné les cinéastes européens qui se sont exprimés pour l’exclusion dans une pétition signée par près de 5 500 professionels.

La mobilisation continue. Le Club des producteurs européens, Eurocinéma, Europa Cinémas, Europa Distribution, Europa International, la FERA, la FIAD, la SAA et l’UNIC appellent maintenant la Commission européenne à prendre en compte ce vote des représentants des citoyens européens et les Etats membres à soutenir l’exclusion des services culturels et audiovisuels d’ici le 14 juin, date d’adoption par les Etats membres du mandat de négociation qui sera donné à la Commission.

24.05.2013
Fédération Européenne des Réalisateurs de l’Audiovisuel
Federation of European Film Directors

sábado, 11 de maio de 2013

Maioria PSD/CDS-PP rejeita propostas da oposição para promoção do cinema - Público/Lusa - 10.05.2013

A maioria PSD/CDS-PP chumbou os projectos de resolução de PS, PCP e BE que recomendavam ao Governo a promoção do cinema, designadamente na vertente digital, e sua maior difusão pelo país.

A proposta da bancada socialista contou com os votos favoráveis da restante oposição, enquanto os textos de PCP e BE viram os deputados do PS absterem-se, no plenário da Assembleia da República.

Público / Lusa - 10.05.2013

Projecto de Lei do PCP apoiando a difusão do cinema digital

Projecto de Lei do PCP407/XII-2ª:  Altera a Lei n.º 55/2012 que «Estabelece os princípios de ação do Estado no Quadro de Fomento, desenvolvimento e proteção da arte do cinema e das atividades cinematográficas e audiovisuais» ...apoiando a projeção e difusão do cinema digital criando mecanismos de apoio a cineclubes e associações sem fins lucrativos.

Esta iniciativa legislativa foi discutida no Plenário da Assembleia da República no dia 8 de maio de 2013

Preâmbulo

O Governo PSD e CDS-PP está apostado não só em destruir a cultura e, designadamente, o cinema português, como também em impedir o acesso ao cinema por parte da população portuguesa, nomeadamente nas cidades do interior ou com menos população.

Tal desiderato conflitua com a democracia. Sem cultura, nenhum país é democrático, e a imposição da monocultura cinematográfica definida por êxitos de bilheteira, que se reflete já no espírito da "Lei do Cinema", apenas contribuirá para um maior empobrecimento democrático.

A política de estrangulamento da produção artística e cinematográfica resulta numa cada vez maior dependência do mercado e, consequentemente, numa cada vez maior sujeição à monocultura das grandes produtoras e distribuidoras, principalmente estrangeiras. Mesmo nesse contexto, existe um movimento de acumulação monopolista da distribuição e exibição, que se tem traduzido na redução do número de salas e na concentração da exibição em grandes centros, nomeadamente, em centros comerciais. (...)

Pelos motivos expostos, o PCP entende ser urgente a alteração das políticas da cultura com urgência, entendendo e reafirmando que a cultura é um dos pilares fundamentais de uma sociedade democrática, cuja democracia definha e desaparece na mesma medida dos ataques sucessivos e reiterados à produção e fruição cultural em Portugal.

O que o PCP propõe com este Projeto de Lei é a criação de um mecanismo legal para o apoio à exibição de cinema não comercial e à projeção digital por cineclubes e associações sem fins lucrativos. Em muitos casos são essas associações e cineclubes que levam o cinema a pontos do país e a camadas da população que de outra forma não lhe teriam acesso e, igualmente em muitos casos, são esses cineclubes e associações que diversificam as opções e que possibilitam o acesso a um cinema alternativo, independente ou que não se encontra disponível nos circuitos comerciais.(...)

O Bloco de Esquerda recomenda ao governo a criação da rede pública de cinema e a modernização dos cineteatros municipais, cineclubes e outros recintos de cinema

Recomenda ao governo a criação da rede pública de cinema e a modernização dos cineteatros municipais, cineclubes e outros recintos de cinema

O panorama da oferta de cinema em Portugal é hoje catastrófico: mais de 200 concelhos do país não têm salas de cinema com programação regular; 3,8 milhões de cidadãos não têm acesso a qualquer filmografia; 1,7 milhões têm acesso apenas a cinema da Zon Lusomundo (...)

Este é o resultado de anos sucessivos de erros políticos, de governos que se limitaram a desregular progressivamente o mercado, reduzindo-o a cada vez menos operadores. Não garantindo, por um lado, uma rede independente e pública com recursos para se modernizar e assegurar o serviço público, nem asseverando, por outro lado, qualquer regulação eficaz do mercado, inclusivamente devido às poucas políticas postas em prática.

O processo de digitalização do cinema é um bom exemplo do problema. Com a introdução do cinema digital como standard da indústria cinematográfica na última década, e que em Portugal ocorreu com maior rapidez do que no resto da Europa, observou-se, inclusivamente, uma concentração reforçada nas grandes distribuidoras que se especializam nas grandes produções cinematográficas, obrigando ao encerramento das poucas salas independentes e colocando graves problemas de acesso dos públicos ao cinema diversificado, nomeadamente de produção nacional. (...)

O Bloco de Esquerda retoma por isso uma proposta que apresentou em discussão dos últimos Orçamentos de Estado, com vista à criação de uma rede pública de cinema digital que permita contrariar a desertificação cinematográfica do país, modernizando e dando utilidade à capacidade instalada da rede de cineteatros e garantindo meios aos cineclubes e associações cinematográficas para se modernizarem.               

Ao abrigo das disposições constitucionais e regimentais aplicáveis, o Grupo Parlamentar do Bloco de Esquerda propõe que a Assembleia da República recomende ao Governo que:

1. A criação de uma Rede Pública de Cinema, que garanta a exibição regular de cinema em todo o território nacional, alicerçada nos cineteatros e outros recintos municipais de exibição de cinema, bem como em parcerias com os cineclubes e associações culturais para a promoção do cinema.

2. A modernização e adequação ao cinema digital dos cineteatros municipais, cineclubes e outros recintos de cinema que constituam a Rede Pública de Cinema.

03.05.2013

terça-feira, 30 de abril de 2013

A EXCEPÇÂO CULTURAL NÂO É NEGOCIÁVEL! - Petição dos cineastas europeus

O dia 13 de março de 2013 corre o risco de ser o marco de uma enorme e escandalosa reviravolta na construção da Europa.

É o dia em que a Comissão Europeia, instigada pelo Comissário Karel de Gucht, decidiu espezinhar a excepção cultural ao adoptar um projecto de mandato de negociação que integra os serviços audiovisuais e cinematográficos nas discussões comerciais que terão início este verão com os Estados Unidos.

Ficaram esquecidas as palavras entusiastas do Presidente Barroso que assegurava em 2005 que "na escala de valores, a cultura vem á frente da economia". Foram varridas todas as declarações de amor ao cinema do mesmo Presidente Barroso quando os cineastas se viram obrigados a mobilizar-se para defender o programa MEDIA. E o que aconteceu a esse slogan encabeçado pela Comissão: "A Europa ama o cinema"?.

A alguns meses do fim da sua presidência é difícil saber que marca o Senhor Barroso quer deixar na história da Europa. Neste momento, é infelizmente a imagem da demissão cultural que domina.
Parece inclusivamente não ter retido a lição que ele próprio dava ainda há pouco: "a resposta para a crise, é a cultura".

Não nos enganemos, o mandato de negociação proposto é uma renúncia, uma capitulação, uma ruptura.

Há 20 anos, foi sobre o território europeu que foi forjada esta vontade comum de apoiar a criação e de promover a sua diversidade.

A Cultura está no coração da identidade e do ideal europeus.

Há 20 anos,  a excepção cultural irrompia na paisagem internacional e permitia o reconhecimento de um estatuto específico nas obras do espírito que não podem ser consideradas bens como as outras e que devem ser excluídas das negociações comerciais.

Há 20 anos, por altura dos acordos do GATS, foi em nome da excepção cultural que a criação e a diversidade linguística puderam continuar a beneficiar das regras de protecção e de apoio.

O balanço é positivo para aqueles que querem ver com objectividade: a diversidade cultural é hoje uma realidade para a maioria dos territórios, factor de permuta e de compreensão mútua, mas também geradora de emprego e de crescimento.

A Europa que amamos é aquela que trabalhou para fazer emergir a Convenção da UNESCO de 2005 sobre a protecção e a promoção da diversidade das expressões culturais e que a confirmou em grande pompa
desde 2006, reunindo 126 países do mundo inteiro. A Europa que amamos é aquela que o mundo olha com orgulho como iniciadora e portadora dessa grande ideia.

Com a adopção deste mandato de negociação que iria reduzir a cultura a uma moeda de troca, a Comissão (com a excepção de três comissários que votaram contra) renunciou a defender a excepção cultural. Ela recusou-se e recusou os compromissos que tinha tomado, não hesitando em fazer prova de uma lamentável duplicidade.

Nós recusamos esta Europa que quer doravante subtrair-se aos grandes princípios colocados pela Convenção nomeadamente aquele que consagra a soberania cultural dos Estados Unidos.

Face aos Estados Unidos onde a indústria do divertimento é a segunda fonte de exportação, a liberalização do audiovisual e do cinema significaria o desmantelamento anunciado de tudo o que protegeu, promoveu e desenvolveu a cultura europeia. Esta política, ampliada por uma hiper- indulgência fiscal para os gigantes americanos do digital, parece querer confundir-nos no que é uma vontade consciente de desprezar a cultura europeia.

Aqueles que, em nome da Europa, terão encoberto ou aceitado esta demissão ficarão definitivamente em dívida aos olhos da História. A diversidade cultural não pode ser uma moeda de troca, ele deve manter-se uma ambição, uma exigência e um comprometimento.

Não é demasiado tarde!

Bater-nos-emos para que a Europa continue  a escrever a sua História, pelo espírito, pela Cultura, por um outro olhar sobre si e sobre o Mundo a fim de que os cidadãos possam trazer respostas profundas e complexas aos desafios que o nosso tempo levanta.

As personalidades europeias signatárias fazem solenemente apelo aos chefes d' Estado europeus para que se pronunciem em favor da exclusão dos serviços audiovisuais e cinematográficos das negociações entre a Europa e os Estados Unidos.


PRIMEIROS SIGNATÁRIOS

Michael Haneke / Lucas Belvaux / Stijn Coninx / Jean-Pierre Dardenne / Luc Dardenne / Jaco van Dormael / Joachim Lafosse / Olivier Masset-Depasse / Frédéric Sojcher / Michal Wald  / Walter Salles / Kamen Kalev / Thomas Vinterberg / Aki Kaurismäki / Jean-Jacques Beineix / Catherine Breillat / Jacques Fansten / Costa Gavras / Michel Hazanavicius / Laurent Heynemann / Agnès Jaoui / Pierre Jolivet / Radu Mihaileanu / Olivier Nakache / Bertrand Tavernier / Eric Tolédano / Fred Breinersdorfer / Jochen Greve / Volker Schlöndorff / Margarethe von Trotta / Tassos Boulmetis / Bela Tarr / Marco Bellocchio / Leonardo di Costanzo / Emanuele Crialese / Giorgio Diritt / Sabina Guzanti / Daniele Luchetti / Ivano de Matteo / Silvio Soldini / Paolo Sorrentino / Paolo Taviani / Vittorio Taviani / Marco Tullio Giordana / Paolo Virzi / Šarūnas Bartas / Arunas Matelis / Robert Alberdingk Thijm / Jane Campion / Eva Sørhaug / Joachim Trier / Marian Crisan / Tudor Giurgiu / Catalin Mitulescu / Cristian Mungiu / Radu Muntean / Calin Netzer / Corneliu Porumboiu / Cristi Puiu / Razvan Radulescu / Adrian Sitaru / Ada Solomon / Pedro Almodovar / Montxo Armendariz / Pablo Berger / Isabel Coixet / Angeles González-Sinde / Fernando León de Aranoa / Loles León / Joaquim Oristrell / Rosa María Sardá / Santiago Tabernero / Fernando Trueba / Enrique Urbizu / Felix Viscarret / Lionel Baier / Ursula Meier / Stephen Frears / Mike Leigh / Ken Loach / Roger Michell / Rebecca O’Brien / Hugh Stoddart / Susanna White / David Lynch /...



sábado, 27 de abril de 2013

Fera President Alan Parker seeks meeting with EU President Barroso

As President of FERA, representing thousands of European film and television directors, British director Sir Alan Parker has written today [25.04.2013] to President Barroso seeking clear justification for the Commission’s refusal to insist on the cultural exception in the forthcoming trade negotiations.

In his letter, Sir Alan congratulates the Commission on the project for talks, which could bring long term economic gains, and thanks Commissioners de Grucht and Vassiliou for their reassurances, but is nevertheless asking for solid guarantees that the TTIP negotiating mandate will be strengthened by mid June. European systems of audiovisual support must not be traded away, now or inthe future, he argues, and future programmes such as Creative Europe must be absoutely free to develope despite any EU-US trade agreement.

Deploying widely accepted arguments on the 2005 UNESCOConvention on the Diversity of Cultural Expression, and the Lisbon Treaty, Sir Alan points out that, due to the Subsidiarity principle, it may in fact be illegal to for the Commission make concessions that might prejudice European cultural aid schemes.

His letter also draws attention to the economic importance of the cultural industries. ”Losing or weakening audiovisual support schemes as part of a trade deal would cause not only cultural but economic damage, and certain loss of employment,” he argues.

Sir Alan asks for a face to face meeting with the Commission President in the next few weeks to receive the cast iron assurances that European directors are seeking.

Cosignatories of the letter are the Creative Council of FERA: Marco Bellocchio, Claire Denis, Agnieszka Holland, Neil Jordan and István Szabó. 

FERA - Founded in 1980, the Federation of European Film Directors contains 37 directors’ associations from 29 countries. It speaks for approximately 20,000 European screen directors, representing their cultural, creative and economic interests both at the national and European level. www.filmdirectors.eu

sexta-feira, 26 de abril de 2013

TRADE TALKS BETWEEN EU AND US: FERA PRESIDENT ALAN PARKER SEEKS MEETING WITH EU PRESIDENT BARROSO

As President of FERA, representing thousands of European film and television directors, British director Sir Alan Parker has written today to President Barroso seeking clear justification for the Commission’s refusal to insist on the cultural exception in the forthcoming trade negotiations.

In his letter, Sir Alan congratulates the Commission on the project for talks, which could bring long term economic gains, and thanks Commissioners de Grucht and Vassiliou for their reassurances, but is nevertheless asking for solid guarantees that the TTIP negotiating mandate will be strengthened by mid June. European systems of audiovisual support must not be traded away, now or inthe future, he argues, and future programmes such as Creative Europe must be absoutely free to develope despite any EU-US trade agreement.

Deploying widely accepted arguments on the 2005 UNESCO Convention on the Diversity of Cultural Expression, and the Lisbon Treaty, Sir Alan points out that, due to the Subsidiarity principle, it may in fact be illegal to for the Commission make concessions that might prejudice European cultural aid schemes.

His letter also draws attention to the economic importance of the cultural industries. ”Losing or weakening audiovisual support schemes as part of a trade deal would cause not only cultural but economic damage, and certain loss of employment,” he argues.

Sir Alan asks for a face to face meeting with the Commission President in the next few weeks to receive the cast iron assurances that European directors are seeking.

Cosignatories of the letter are the Creative Council of FERA: 
Marco Bellocchio, Claire Denis, Agnieszka Holland, Neil Jordan and István Szabó.
FERA - Founded in 1980, the Federation of European Film Directors contains 37 directors’ associations from 29 countries. It speaks for approximately 20,000 European screen directors, representing their cultural, creative and economic interests both at the national and European level. www.filmdirectors.eu

quinta-feira, 25 de abril de 2013

EU Film Directors voice concern over trade talks

FERA, the Federation of European Film Directors, welcomes EC Culture Commissioner Androulla Vassiliou’s stance on the framework for forthcoming EU-US trade talks , and in particular her assurances that “Trade liberalization will not weaken those policies and measures at EU level, or in the Member States, which safeguard and promote cultural diversity, notably in terms of film and television programming” (23/2/2013).

However, since the cultural exception is not, apparently, going to be applied in the talks, which is most regrettable, FERA calls on Trade Commissioner Karel de Gucht and Internal Market Commissioner Michel Barnier, to explicitly confirm the assurances offered by Commissioner Vassiliou.

Given the well known US hostility to European support schemes for film, FERA further asks the Commissioners to confirm now that their negotiating position will adhere to the 2005 UNESCO Convention on the Diversity of Cultural Expression, formally adopted by the EU, a legally binding international agreement that supports the right of Member States to exclude cultural goods and services from international trade agreements. 

We further ask the Commissioners to undertake, when negotiations start, to stand firmly by the Lisbon Treaty, which enshrines cultural diversity at the heart of all European cultural policy. As culture in the EU operates under the principle of Subsidiarity it would presumably not be legal to make concessions that prejudice cultural aid schemes in the audiovisual sector. 

Signed on behalf of European film and television directors by
Sir Alan Parker President of FERA 

And Members of FERA Creative Council 
Marco Bellocchio, Claire Denis, Agnieszka Holland, Neil Jordan, István Szabó 

Founded in 1980, the Federation of European Film Directors contains 37 directors’ associations from 29 countries. It speaks for approximately 20,000 European screen directors, representing their cultural, creative and economic interests at the national and European level. www.filmdirectors.eu

terça-feira, 18 de dezembro de 2012

SPA preocupada com atraso da lei do cinema - 17.12.2012

A SPA encara com preocupação o facto de não ter ainda sido aprovado o decreto regulamentador da nova Lei do Cinema, promessa feita pelo novo secretário de Estado da Cultura aos realizadores e produtores, no passado dia 8 de Novembro, e que continua a aguardar cumprimento.

Está a SPA solidária com os realizadores portugueses e com o teor do comunicado intitulado " Cinema Português Bloqueado!", por considerar que houve tempo mais do que suficiente para fazer entrar em vigor esta lei durante tanto tempo aguardada.

Teme a SPA que este reprovável atraso se deva à forma como sectores do governo que transcendem a competência do próprio secretário de Estado da Cultura estão a defender os interesses de grandes operadores da área do audiovisual, em detrimento dos realizadores.

Elaborada a lei e deferida a tramitação que conduz à sua entrada em vigor, não compreende a SPA, nem os realizadores com os quais está solidária, esta situação de bloqueio que torna ainda mais insustentável a situação de quem faz cinema em Portugal.

Do mesmo modo, a SPA reafirma a sua preocupação com o inexplicável atraso das leis sobre a Cópia Privada e de combate à pirataria, que o anterior secretário de Estado da Cultura deixou pelo caminho antes de abandonar funções e que o seu sucessor se comprometeu a pôr em marcha com brevidade. A SPA aguarda para ver o que irá passar-se nas próximas semanas, sempre atenta à forma como os direitos dos autores que representa são ou não respeitados pelos decisores políticos. A presente situação tornou-se insustentável e só resta à SPA esperar que o novo secretário de Estado da Cultura tenha condições políticas para concretizar as garantias dadas.

Lisboa, 17 de Dezembro de 2012

quarta-feira, 5 de dezembro de 2012

CINEMA PORTUGUÊS BLOQUEADO !

O ano de 2012 está a chegar ao fim e a contraditória agonia do cinema português persiste: um dos melhores anos de sempre do cinema português, em estreias, em público e, sobretudo, em impacto internacional; ao mesmo tempo, o pior ano de sempre com UM CORTE DE 100% nos incentivos ao setor, designadamente na criação, produção, distribuição e exibição. É de fato uma contradição. No entanto, há uma explicação: o sucesso do cinema em 2012, deve-se a uma política cultural, repetimos A UMA POLÍTICA CULTURAL, que assente na Lei 42/2004, que encontrava um modelo de financiamento para garantir a sua existência. Esse modelo esgotou-se e, após imensas batalhas travadas pelos profissionais e artistas do Cinema, foi possível chegar a um entendimento com o atual Governo para uma nova Lei (Lei 55 / 2012, de 6 de Setembro)[aqui em pdf] que reformula o modelo de financiamento que até aí vigorava, atualizando-o e colocando-o quase a par do que se passa na totalidade dos países do espaço Europeu, com exceção da Hungria.

A nova Lei do Cinema, surge também para fazer face à urgência e ao reconhecimento da importância estratégica do cinema. Urgência, que impunha um prazo de 90 dias para elaboração e aprovação do quadro regulamentar necessário à sua aplicação; urgência também, porque na sua norma transitória (Artigo 27º, nºs 1 e 3), possibilitava a aplicação da Lei, com base nos regulamentos anteriores, permitindo assim a entrada em vigor imediata de alguns dos mecanismos de financiamento e a possibilidade de avançar com os concursos públicos de apoio ao Cinema.

Hoje, dia 5 de Dezembro, não só os regulamentos da nova Lei do Cinema não estão publicados, apesar de já discutidos e elaborados, como também não surgiu a aplicação da norma transitória. É grave. O Governo não é capaz de cumprir uma disposição de uma Lei da República que elaborou e também revela não ter qualquer vontade política em fazê-lo. Isto é totalmente contrário à atitude do novo Secretário de Estado da Cultura, empossado há pouco mais de um mês, que demonstrou vontade de dialogar e de resolver de uma forma rápida e eficaz o impasse em que se encontrava o cinema português.

Talvez haja no Governo quem não tenha vontade de avançar com a Lei do Cinema, passando por cima da ordem legal e constitucional e bloqueando a sua aplicação obedecendo a interesses privados estranhos ao Estado. Os signatários deste texto consideram caber ao Sr. Primeiro-Ministro, Dr. Pedro Passos Coelho, responsável máximo pela pasta da Cultura no atual Governo, resolver este problema, promovendo imediatamente a publicação do novo decreto-lei elaborado pelo Secretaria de Estado, com os nossos contributos, para que seja enfim aplicada a Lei do Cinema.

Os signatários: Manoel de Oliveira, Abi Feijó, Alberto Seixas Santos, Alexandre Oliveira, André Godinho, António Ferreira, António Loja Neves, Bruno Cabral, Carla Bolito, Carlos BragaCatarina Alves Costa, Catarina Mourão, Catarina Ruivo, Cátia Salgueiro, Cláudia Silvestre, Edgar Feldman, Fernando Vendrell, Gabriel Abrantes, Humberto Santana, Inês Oliveira, Jeanne Waltz, Joana Gusmão, Joana Pontes, João Botelho, João Canijo, João Figueiras, João Mário Grilo, João Matos, João Matos Silva, João Nicolau, João Pedro Rodrigues, João Rui Guerra da Mata, João Salaviza, João Viana, João Vladimiro, Jorge Cramez, José Barahona, José Filipe Costa,  José Lã Correia, José Nascimento, Júlio Alves, Leonor Noivo, Luís Alvarães, Luís Alves de Matos, Luís Apolinário, Luís Urbano, Manuel Mozos, Manuela Lima, Marco Martins, Margarida Cardoso, Margarida Gil, Margarida Leitão, Maria João Mayer, Marina Estela GraçaMiguel Cabral, Miguel Dias, Miguel Gomes, Nuno Amorim, Nuno Baptista, Nuno Bernardo, Nuno Rodrigues, Pablo Iraola, Pandora da Cunha Telles, Patrícia Saramago, Paula GonzalezPaulo Guilherme, Paulo Trancoso, Pedro BorgesPedro Caldas,  Pedro Sabino, Pierre-Marie Goulet, Raquel Freire, Renata Sancho, Rui Simões, Salette Ramalho, Salomé Lamas, Sandro Aguilar, Susana Nobre, Teresa Garcia, Teresa Villaverde, Tiago João Silva, Tiago Guedes, Toni Costa, Vicente Alves do ÓZepe, ...
actualização em 09.12: Filipa Reis, Octávio Espírito Santo,...

Nova Lei do Cinema vai continuar à espera - Público 05.12.2012

Secretário de Estado da Cultura tinha prometido decreto regulamentador para esta semana. Realizadores e produtores voltam a manifestar a sua preocupação com o atraso do diploma.

O decreto regulamentador da nova Lei do Cinema aprovada pelo actual Governo não será aprovado esta semana, como o secretário de Estado da Cultura, Jorge Barreto Xavier, tinha prometido ao sector em reunião realizada no Palácio da Ajuda, a 8 de Novembro. Contactado esta terça-feira pelo PÚBLICO, Barreto Xavier remeteu para amanhã um comunicado sobre este tema.

O conhecimento deste adiamento levou um conjunto de realizadores e produtores a emitir um comunicado, com o título
Cinema português bloqueado!, subscrito, entre outros, por Manoel de Oliveira, João Botelho, Miguel Gomes, Teresa Villaverde ou Raquel Freire, ao lado de produtores como Luís Urbano e Alexandre Oliveira (o texto poderá ser lido no PÚBLICO de amanhã [05.12.2012]), alertando para a gravidade da situação. “O Governo não é capaz de cumprir uma disposição de uma lei da República que elaborou e também revela não ter qualquer vontade política em fazê-lo. Isto é totalmente contrário à atitude do novo secretário de Estado da Cultura, empossado há pouco mais de um mês, que demonstrou vontade de dialogar e de resolver de uma forma rápida e eficaz o impasse em que se encontrava o cinema português”, acusam os subscritores, que lembram que no dia 5 de Dezembro se cumprem os 60 dias sobre a entrada em vigor da nova lei, prazo estipulado para a aprovação da sua regulamentação.
(...)
Margarida Gil, presidente da Associação Portuguesa de Realizadores (APR), e também subscritora do documento acima referido, reconhece que os grandes operadores do audiovisual e “outros grupos organizados têm todo o direito de defender os seus interesses”, mas espera que “o primeiro-ministro não ceda a tentativas de golpe de Estado dentro do Governo”. “Seria muito estranho que um Governo que aprova uma lei, que teve a contribuição de todos os agentes do sector, viesse agora contradizer-se”, diz a realizadora. Algo que, a acontecer, virá a agravar ainda mais “uma actividade que está parada há mais de um ano”.

Referindo-se à forma “pragmática e lúcida” com que Jorge Barreto Xavier abordou a situação do cinema português, “que é única na Europa”, na reunião de Novembro, na qual participaram mais de 30 representantes das diferentes sensibilidades do sector, José Carlos Oliveira alerta para o facto de o adiamento da regulamentação pôr em causa a abertura de novos concurso, anunciada para Janeiro. Para este realizador, isto pode significar “mais um ano perdido”. “É necessário que o primeiro-ministro patrocine politicamente o secretário de Estado da Cultura, para ele poder publicar o novo decreto-lei”, reclama.

Os subscritores do documento
Cinema português bloqueado! apelam também à intervenção de Passos Coelho: “Cabe ao sr. primeiro-ministro, responsável máximo pela pasta da Cultura no actual Governo, resolver este problema, promovendo imediatamente a publicação do novo decreto-lei elaborado pela Secretaria de Estado da Cultura (SEC), com os nossos contributos, para que seja enfim aplicada a Lei do Cinema.”

Estes realizadores e produtores põem ainda a tónica na “contradição” existente no cinema português em 2012. “O ano está a chegar ao fim e a contraditória agonia do cinema português existe: um dos melhores anos de sempre, em estreias, em público e, sobretudo, em impacto internacional e, ao mesmo tempo, o pior ano de sempre, com um corte de 100% nos incentivos do sector.”

A nova Lei do Cinema foi aprovada pela Assembleia da República no passado dia 25 de Julho e publicada em Diário da República no dia 6 de Setembro.

Sérgio Andrade

sexta-feira, 26 de outubro de 2012

A APR rejeita com veemência a primeira proposta de regulamentação da nova lei do Cinema

RESPOSTA DA APR À PROPOSTA DE REGULAMENTAÇÂO DA LEI DO CINEMA

Após consulta aos associados entende a direcção da APR responder do modo seguinte:

Durante mais de um ano, em nome de uma nova Lei de Cinema para apoio e desenvolvimento à arte cinematográfica em Portugal, os cineastas portugueses sofreram um ano de produção zero, com um corte de 100% em 2012, contribuindo para a construção de uma legislação que apontava para a defesa do cinema português.  A Lei foi aprovada e está em vigor desde início de Outubro do corrente ano.

Inacreditavelmente somos agora confrontados com uma proposta de regulamentação que viola e perverte o espírito da Lei.

Ao contrário do que tinha sido acordado, estas 56 páginas de regulamentação, muitas delas confusas e outras que atentam à independência da arte cinematográfica portuguesa, foram elaboradas sem consulta nem discussão com os realizadores portugueses.

A própria Secção Especializada de Cinema e Audiovisual no Conselho Nacional de Cultura, como órgão máximo de decisão e onde a APR não está representada, viola o princípio da Lei, que prevê um apoio ao cinema de 80% e um apoio ao audiovisual de 20% dos financiamentos previstos. A constituição desta Secção inverte violentamente essa relação entre o cinema e o audiovisual. Igualmente grave é que as personalidades da referido Secção, demasiado numerosas e de interesses contraditórios para uma decisão coerente sobre o cinema, foram nomeadas pelo director do ICA e não eleitos pelas respectivas associações que nem sequer foram consultadas.

Se nós somos defensores da transparência e do rigor orçamental dos nosso projectos não podemos aceitar um controle burocrático e corporativo desmedido que condicione a criação artística. O cinema português sempre se pautou pela independência, inovação e criatividade.

A Secção Especializada não pode definir uma visão estratégica de investimento mas sim promover a igualdade justa e democrática de acesso aos apoio ao cinema. Quer isto dizer, que o acréscimo de receitas previsto na Lei deve sempre garantir o aumento do número de filmes e a sua diversidade. Dinheiros públicos devem ser sempre atribuídos em concursos públicos e em condições de igualdade. Também deve ser do conhecimento prévio de todos os concorrentes as regras que regulam os concursos. As verbas a atribuir devem ser igualitárias, da responsabilidade decisória de júris independentes, todos os anos renováveis, e cujas decisões se devem pautar pela transparência.

Por isso rejeitamos liminarmente a existência de um Conselho chamado de Peritos que emana directamente da Secção Especializada reproduzindo na forma e na substância uma ideia que favorece a manipulação e a corrupção.

A manifesta tentativa expressa nestes regulamentos de introduzir as reminiscências do FICA – que trouxe o maior número de fraudes e de corrupção no cinema português dos últimos tempos, e a que ainda não foi feita qualquer auditoria (a Secretaria de Estado da Cultura pediu-a e nós não desistimos de a exigir) – com programas de apoios plurianuais sem limites nem controlo, vem aumentar a nossa inquietação sobre a seriedade destes regulamentos.

Queremos de uma vez por todas, sabendo a situação trágica do país, que tudo seja claro.

Que seja claramente definida a percentagem de financiamento atribuída pelo ICA a cada um dos projectos aprovados. Por exemplo, nunca poderemos aceitar uma variação arbitrária (entre 50% e 80% do orçamento) de apoio a projectos, o que é mais uma medida passível de favorecimentos.

Também não está previsto nos regulamentos, o anúncio das receitas anuais para o apoio ao cinema nem o anúncio prévio das verbas atribuídas a cada um dos concursos previstos na Lei o que provoca a arbitrariedade contínua de quem tutela.

Assim também não está previsto nestes regulamentos o acesso directo do realizador a todos os concursos, o que atenta ao princípio fundamental da criação cinematográfica, a liberdade.

Nós, a Associação de Realizadores, não admitimos a classificação de autores "consagrados" e autores "não consagrados", previstos no ridículo e absurdo artigo 5º. A história tem demonstrado abundantemente que “a consagração” de hoje é o esquecimento de amanhã. A APR não aceita que a direcção de um organismo público decida quem são os "consagrados" (ou "não consagrados") porque todos somos iguais perante os concursos públicos.

Os critérios de selecção dos projectos a apoiar devem incidir maioritariamente na sua qualidade e consistência, no currículo do realizador e na afirmação da identidade do cinema português, e nunca em valorações de bilheteira, planos de promoção e contratos de pré-aquisição, etc. Há muito que defendemos uma relação directa custo/receita dos projectos e não uma valoração que só tem em conta os números da exibição ou transmissão televisiva.

Estas são as razões mais graves que nos levam a rejeitar com veemência esta proposta de regulamentação da nova Lei do Cinema. E como há mais de um ano o cinema português está paralisado exigimos de acordo com o artigo 27º, do Capítulo V, norma transitória número 1, que sejam imediatamente regularizados os concursos públicos anteriores já aprovados, e que se abram imediatamente os novos concursos de 2013 previstos na Lei.

Estaremos dispostos a participar na elaboração de uns novos regulamentos que sejam transparentes e que defendam o futuro do cinema português.

Fomos surpreendidos ontem com a nomeação de um novo Secretário de Estado da Cultura. Esperamos dele, acima de tudo, duas atitudes:

1. A defesa da autonomia financeira do cinema português tal como está inscrita na Lei.

2. Uma posição firme, que faça inflectir as propostas absurdas e ofensivas com que fomos confrontados neste projecto de regulamentos.

Lisboa, 26 de Outubro de 2012

A Direcção da APR - Associação Portuguesa de Realizadores

 

segunda-feira, 10 de setembro de 2012

Carta da APR ao Secretário de Estado da Cultura - 03.09.2012

Lisboa 3 de Setembro de 2012

Ao Excelentíssimo Senhor Secretário de Estado da Cultura
Dr. Francisco José Viegas

A Associação Portuguesa de Realizadores vem nesta data solicitar o agendamento de uma reunião com V. Exc., com o objectivo de dar continuidade ao trabalho desenvolvido anteriormente e que culminou com a aprovação da nova Lei do Cinema.

A crise financeira e estrutural do cinema português, quer do ponto de vista artístico quer profissional, tem pelo menos uma década e é urgente reanimar, renovar e dinamizar o sector.

Sem a abertura de concursos públicos em 2012 e sem recursos por parte do ICA para fazer face a compromissos de 2011 e mesmo de anos anteriores a situação dos profissionais é no imediato, catastrófica.

As questões que gostaríamos de pôr e ter oportunidade de discutir nessa reunião são as seguintes:

1. Para quando a aplicação dos financiamentos previstos na nova Lei?

2. Em que ponto se encontram a regulamentação da Lei e os novos regulamentos dos concursos do ICA?

3. Em que momento poderá a APR dar o seu contributo a essa regulamentação?

 4. Para quando a abertura de concursos do ICA em 2012, conforme O Senhor Secretário de Estado da Cultura anunciou em Julho? E que concursos?

5. Vai ter lugar, também segundo promessa do Senhor Secretário de Estado da Cultura, um plano de emergência financeiro para suprir e ultrapassar o impasse actual?

6. Qual o valor do imposto devido ao sector - os 4% da publicidade televisiva - que não foi ainda aplicado em 2012? E em 2011? Porque é que esses números nunca foram tornados públicos? As televisões têm vindo a cumprir com esse financiamento?

7. De que modo está salvaguardada a participação financeira da RTP no cinema português?

8. O que é que está previsto para o reequilíbrio da dotação financeira da Cinemateca Portuguesa?

Aguardando confirmação no mais breve prazo possível,
Com os nossos melhores cumprimentos,
A Direcção  de APR - Associação Portuguesa de Realizadores

domingo, 9 de setembro de 2012

Da Comissão de Trabalhadores da RTP à APR

A Comissão de Trabalhadores da RTP recebeu com grande satisfação a mensagem de solidariedade da APR. Trata-se, desde logo, de um documento significativo por trazer a assinatura de uma associação com um papel relevante na cultura portuguesa.

Permitimo-nos sublinhar ainda, entre os acordos que temos com todos os pontos essenciais da vossa mensagem, a afirmação de que cabe ao Estado garantir a memória, a diversidade, a defesa das minorias, bem como a formação de uma identidade, de um país, de uma língua, de uma cultura distintivas. E subscrevemos com igual convicção a vossa afirmação de que essa competência é característica de todas as sociedades civilizadas, como ainda agora vieram sublinhar em carta ao primeiro-ministro português os dois máximos dirigentes da União Europeia de Rádio e Televisão.

Estamos de acordo com críticas feitas ao serviço público, tal como ele hoje existe, nomeadamente com críticas que se encontram expressas na vossa mensagem. A luta por um SPRT à altura das suas obrigações sociais, culturais e constitucionais pressupõe contudo que se barre o caminho à ofensiva de desmantelamento da RTP.

Os trabalhadores da RTP prosseguirão, assim, uma luta que também diz respeito a todo o público e que visa, em primeira linha, a defesa, consolidação e aperfeiçoamento do serviço público de rádio e televisão. O apoio da APR é um valioso factor de encorajamento para todos nós.
(...)

Cordiais Saudações

Secretariado da Comissão de Trabalhadores da RTP

7 de Setembro de 2012

quarta-feira, 29 de agosto de 2012

Sobre a extinçao do serviço público estatal da RTP

Posição oficial da APR sobre a extinção do serviço público estatal  da RTP.

A APR, Associação Portuguesa de Realizadores, indigna-se contra a declaração do Governo, através de interposto consultor, ex-funcionário da Goldman Sachs, empresa indissociável do descalabro da economia mundial e, muito concretamente da de Portugal, da intenção de concessionar (?) o Canal 1 da RTP e de extinguir o Canal 2.

A APR considera essa intenção irresponsável e de uma extrema gravidade, impensável numa Europa onde o Serviço Público de Televisão é um bem colectivo, inquestionável (nem mesmo pela Srª Merkel).

A RTP é insatisfatória e muito a temos criticado nós, realizadores, este canal tem dado uma percentagem de apoio e divulgado o cinema português de uma forma mínima, a sua contribuição em programas audiovisuais de produção independente de qualidade é residual. Muito mais teríamos a esperar da RTP, através de um contributo financeiro significativo, de promoção e divulgação activa do cinema Português e de produções audiovisuais nacionais (ficção, documentário e animação) no âmbito do cumprimento serviço público de televisão.

No entanto como cidadãos não podemos aceitar sequer a intenção de matar o Serviço Público de Televisão. De facto é de morte que devemos falar. Uma vez fechado, nada será como antes. Há males irreparáveis e custa a aceitar que o próprio PS, o maior partido da oposição, não se oponha veementemente e mobilize todas as suas forças para impedir esta situação. É inadmissível que o PS faça uma proposta de reposição  do serviço público, num futuro ciclo político, em que supostamente irá repor os dois canais da RTP, que estarão em condições mais precárias das que já se encontram actualmente.

É próprio das sociedades civilizadas, a preservação da sua memória, a defesa da diversidade, o respeito pelas minorias, a formação de uma identidade, de um país, de uma língua e cultura distintivas; esse trabalho contínuo deve chegar àqueles que não possuem meios de subscrever os canais pagos, que não têm hábitos ou possibilidades de acesso ao entretenimento inteligente ou à formação através de programas de divulgação de vários ramos do saber.

É tarefa do Estado (vem na Constituição, Sr. Borges, Sr. Relvas, Sr. Passos Coelho) garantir a independência e o pluralismo (basta ler a lei da Televisão).

Cabe ao Serviço Público de Televisão garantir o funcionamento das regras da Informação numa sociedade democrática - ser uma alternativa sustentada aos interesses comerciais das outras estações, privadas.

É para isso que os contribuintes “contribuem”, é isto que pagam os portugueses.

Achamos uma falta de vergonha, que a todos nós nos envergonha, que o Estado pague (neste caso um pretenso Serviço Público) para que os privados lucrem, como acontece na generalidade empresas público/privadas.

O Serviço Público de Televisão tem uma longa história e está presente na memória colectiva do povo português, é com perplexidade e horror que assistimos à leviandade com que se põe a hipótese de liquidar um bem comum, a educação de boa parte da população sem voz, desmunida e cada vez mais empobrecida.

Um país sem memória, sem sentimento de si, é o que estes senhores nos querem impor. Os Portugueses não podem e não vão permitir.

APR - Associação Portuguesa de Realizadores

quarta-feira, 25 de julho de 2012

Lei do Cinema 69/XII - Declaração de Voto do GP do PCP

O Grupo Parlamentar do Partido Comunista Português votou contra a Proposta de Lei no 69/XII, comummente designada por Lei do Cinema, por entender que esta Proposta de Lei representa um retrocesso e uma degradação do quadro legal, particularmente no que diz respeito ao papel do Estado perante a criação artística, neste caso, a produção cinematográfica.

Além dos muitos erros da Proposta, dos que se destacam i) o financiamento da produção em função do sucesso de bilheteira obtido no passado pelas equipas financiadas; ii) a imposição de uma política do gosto, introduzindo uma clivagem entre o cinema português e o cinema apoiado pelo ICA, sendo este o único a merecer os mecanismos de divulgação que a lei preconiza; iii) a total desresponsabilização do Estado na participação do financiamento, colocando sobre o mercado da comunicação, do entretenimento e do espetáculo a totalidade das responsabilidades financeiras, agudizando a dependência do mercado privado, da livre criação; iv) a taxação até cinco euros anuais dos serviços de televisão por subscrição, recaindo sobre o utilizador; v) a atribuição de titularidade de direitos de autor aos canais de televisão nas obras co produzidas, o que até aqui não sucedia; entre outras tantas questões que tiveram do PCP contributos para serem ultrapassadas na especialidade.

Das inúmeras propostas do PCP, da responsabilização do Estado por metade do orçamento do ICA, à taxação das ligações 3g e 4g, passando pela taxação do valor acrescentado líquido das empresas de serviços de televisão por subscrição e pela criação de um regime de quotas para o cinema português nas salas de cinema, independentemente de ser ou não selecionado para apoios do ICA; nenhuma mereceu o acolhimento da maioria PSD/CDS que garantiu, no essencial, a preservação do texto inicial, ou seja, não permitindo a sua melhoria.

Da mesma forma, o PCP propôs a concretização de um Plano de Emergência para o apoio à produção cinematográfica através da realização de concursos promovidos pelo ICA ainda durante o ano de 2012. Essa proposta de alteração à Proposta de Lei do Governo garantia a plena concretização dos processos de financiamento à produção cinematográfica, independentemente da capacidade de obtenção da receita prevista nas normas transitórias, sobre a qual incidem as mais legítimas dúvidas.

A postura dos Grupos Parlamentares do PSD e do CDS, rejeitando todas as propostas do PCP e o Plano de Emergência, surgem no seguimento da estratégia de chantagem política do Governo sobre o sector. A Lei do Cinema que vier a resultar desta Proposta de Lei será sempre uma má lei, independentemente da receita que venha a ser capaz de gerar, na medida em que, simultaneamente demite o Estado do financiamento, mas responsabiliza-o pela aplicação de um crivo de gosto ou mesmo de mercado. O critério assumido pela lei é o imposto pela ditadura do mercado: o da promoção apenas do que é passível de gerar receita.
(...)
O PCP sabe que esta lei não matará a Arte e a Cultura, nem a produção cinematográfica livre, pois a arte e o cinema são também armas de resistência. Todavia, esta Proposta de Lei prossegue esse objetivo e, por isso mesmo, merece a firme rejeição do Grupo Parlamentar do PCP.



Palácio de S. Bento, 25 de Julho de 2012
Miguel Tiago

sexta-feira, 6 de julho de 2012

Europa Criativa - Criando a Europa - Declaração da AG da FERA - Copenhaga - 06.2012

EUROPA CRIATIVA - CRIANDO A EUROPA

Declaração da Assembleia Geral da FERA, Copenhaga, Junho de 2012

Uma vibrante indústria de cinema e audiovisual cria uma força cultural e económica conjunta. O cinema é um produto real, gerador de emprego e de desenvolvimento, estimulando uma mais valia, longa e duradoura, possibilitando a reflexão e a renovação das nossas sociedades. Trata-se de um meio de comunicação universal, que atravessa literalmente fronteiras, descrito pelo Presidente cessante da FERA, István Szabó (Mephisto, Sunshine) como ‘a linguagem do rosto humano’, oferecendo um significante narrativo ao nosso passado e ao nosso futuro.

Enquanto a Europa procura reconstruir a sua economia, os realizadores Europeus de 29 países reunidos em Copenhaga aperceberam-se de um sector sob ataque. Membros de alguns países comunicaram a sua apreensão, antecipando que no espaço de dois anos se perspectiva a total inexistência de produção nacional, consequência do fim dos apoios estatais a esta actividade. A FERA acredita que uma política de  cortes ao financiamento dos sectores criativos pelos governos nacionais é errada e de ‘vistas curtas’, já que muitos muitos países estão a assistir a um acréscimo na procura de filmes nas suas línguas nacionais pelas suas audiências locais. A diversidade cultural não é apenas um princípio crucial para a Europa: ela funciona.

Os novos media digitais oferecem estimulantes oportunidades para o crescimento e uma maior acessibilidade para novas audiências, especialmente entre os jovens, muitos deles ambicionando um futuro profissional no nosso sector. A FERA saúda a paixão de uma nova geração interessada nos nossos filmes, através das salas de cinema e da internet, e está convicta que todos juntos iremos defender, a arte e a produção cinematográfica Europeia. Num período em que a Europa de forma inteligente aposta na criatividade, no seu crescimento e na sua sustentabilidade,  é importante que os seus cidadãos tenham uma maior compreensão sobre a importância dos direitos de autor, como sendo a base da viabilidade das actividades culturais e de todas as indústrias criativas.

Os Realizadores Europeus apelam para:

- Todos os países Europeus reforçarem os seus apoios para o cinema através de legislação específica e de incentivos financeiros que permitam que os seus cineastas contribuam para a riqueza cultural e económica Europeia:

-  A Comissão Europeia, que tem o dever de “apoiar os aspectos culturais através de medidas específicas na sua acção conforme o determinado em diversos Tratados, especialmente através do respeito e promoção da diversidade das suas culturas” (Artigo 167 Tratado Operacional da União Europeia) actualmente no processo de revisão do diploma ‘Comunicação e Cinema’ sobre os apoios estatais ao cinema, alertamos que qualquer dano provocado no nosso sector, num momento tão crucial como o da sua transição para um media digital será muito difícil de reparar.

- A comunidade cultural Europeia, nas suas diversas áreas, mobilizar-se para lutar em conjunto pelo sector criativo.

- A FERA defende os direitos de autor, faz campanha pela protecção dos arquivos nacionais, pelo crescimento da produção cinematográfica e pelo encorajamento da distribuição nos diversos países da Europa dos filmes Europeus, quer nas salas de cinema quer através da internet.

SEM CRIATIVIDADE, NÃO HÁ ECONOMIA!

Assinada por:

Marco Bellocchio, Agnieszka Holland, Alan Parker, István Szabó


Fundada em 1980, a Federação Europeia de Realizadores de Cinema (FERA) representa 29 países. A FERA fala por aproximadamente 20.000 realizadores de cinema, que trabalham em diversos formatos e géneros, promovendo e defendendo culturalmente, a sua criatividade e interesses económicos tanto em Bruxelas, como no âmbito nacional dos seus membros.