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segunda-feira, 17 de junho de 2013

M. Barroso, vous n'êtes ni loyal ni respectueux ! - Le Monde - Editorial - 16.06.2013

Pour une fois, les Européens arrivaient unis face aux Américains. Le G8 de Lough Erne, en Irlande du Nord, devait permettre de lancer en grande pompe, avec Barack Obama, les négociations visant à établir un traité transatlantique de libre-échange. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a torpillé cette unité en affirmant, juste avant l'ouverture du sommet, que la position de la France sur l'exception culturelle était "réactionnaire".

Peu importe de savoir si la France l'est. Et s'il fallait ou non exclure, au nom de l'exception culturelle, les services audiovisuels du mandat de négociation confié à la Commission européenne. Pour être prêts, les Vingt-Sept ont longuement négocié jusque tard dans la nuit, vendredi 14 juin. La France a fini par imposer ses vues et a remporté une victoire politique.

Que cette issue satisfasse ou non M. Barroso, peu importe aussi. Il est président de la Commission et se trouve lié par le mandat qui lui a été confié par les Etats. En dénigrant l'accord au lendemain de sa conclusion, M. Barroso ne se comporte pas en gardien des traités, comme sa mission le lui impose. Rappelons à une Commission qui se pique souvent de juridisme l'article 4-3 du traité de Lisbonne :"En vertu du principe de coopération loyale, l'Union et les Etats membres se respectent et s'assistent mutuellement dans l'accomplissement des missions découlant des traités." En l'occurrence, M. Barroso n'est ni "loyal" ni"respectueux".

Le commissaire au commerce, le Belge Karel De Gucht, a adopté une attitude comparable. Il n'est pas parvenu à imposer ses vues. Mauvais joueur, il prétend qu'il sera possible de réintroduire les services audiovisuels dans la négociation. Il se paie de mots : à l'unanimité, tout est possible ; en réalité, la France conserve son droit de veto sur le sujet.

Mais M. De Gucht a une excuse : il va négocier avec les Américains et craint que ceux-ci ne ripostent en écartant de la négociation des domaines stratégiques pour les Européens. Si nécessaire, il veut pouvoir revenir auprès des Vingt-Sept pour amender son mandat de négociation.

M. Barroso, en revanche, semble avoir des visées beaucoup plus personnelles. Depuis huit ans, le président de la Commission s'est distingué par sa ductilité. Défenseur des petits Etats lorsqu'il était premier ministre du Portugal, libéral lors de sa nomination à Bruxelles avant la crise de 2008, sarkozyste sous la présidence de Nicolas Sarkozy, incapable, depuis, de la moindre initiative politique pour relancer l'Union, il a accompagné le déclin des institutions européennes.

Aujourd'hui, à 57 ans, ce caméléon se cherche un avenir. A la recherche d'un beau poste, à l'OTAN ou aux Nations unies – qui sait ? –, il a choisi de flatter ses partenaires anglo-saxons, le premier ministre britannique et le président américain. A la tête de la Commission, M. Barroso aura été un bon reflet de l'Europe : une décennie de régression.
18.06.2013

Durão Barroso: "Some say they belong to the left, but in fact they are culturally extremely reactionary"

The head of the European Union’s executive arm [Durão Barroso] said that Europe must shun “reactionary” opposition to globalization as he criticized French-led efforts to protect the Continent’s movie and television industries in advance of trade talks with the United States. “It’s part of this anti-globalization agenda that I consider completely reactionary,” 

Mr. Barroso said, adding that he believed in protecting cultural diversity but not in sealing off Europe. “Some say they belong to the left, but in fact they are culturally extremely reactionary.”

quarta-feira, 12 de junho de 2013

Carta Aberta a Durão Barroso - por Costa-Gavras, Bérénice Béjo, Daniele Luchetti, Radu Mihaileanu e Dariusz Jabłoński.

Nous avons à la tête de notre Europe un homme cynique, malhonnête et méprisant qui nuit aux intérêts européens !

Voilà le constat lapidaire que nous faisons à l'issue d'une journée passée au Parlement européen où nous avons côtoyé le meilleur - l'engouement des représentants du peuple européen en faveur de la culture - et le pire - la rencontre avec un Président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, qui reste désespérément sourd à la nécessité de défendre le droit des européens à soutenir et promouvoir leur culture.

Depuis 3 mois, la mobilisation des milliers de professionnels de la culture, et de tous les grands cinéastes que compte le continent européen, ne faiblit pas pour demander l'exclusion de l'audiovisuel et du cinéma des futures négociations commerciales entre l'Europe et les Etats-Unis.

Cette mobilisation est à la hauteur du sentiment de trahison qui a été ressenti par tous les cinéastes à la lecture du projet de mandat de négociation mis sur la table par la Commission européenne et qui fait de la culture, de notre culture européenne une simple monnaie d'échange dans des discussions commerciales.

Ce président de la Commission qui aime se dire l'ami des artistes, est bien le même que celui qui a décidé de sacrifier la diversité culturelle au nom de prétendus intérêts commerciaux. C'est malheureusement plus sûrement le sien et les intérêts de sa carrière future qu'il entend protéger en recueillant les fruits d'un accord commercial avec les Etats-Unis.

20 ans après la reconnaissance de l'exception culturelle à l'occasion des accords du GATS, 6 ans après la ratification par l'Union européenne de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, nous n'imaginions pas que la Commission européenne renierait tous ses engagements et renoncerait à défendre le droit pour chaque peuple du continent européen de pouvoir soutenir sa création.

Quelle déception ! Il n'y a pourtant ni surprise ni naïveté de notre part face à une Commission qui s'ingénie à détruire, depuis plusieurs années, beaucoup des dispositifs qui permettent à la culture européenne d'être ce qu'elle est, diverse, dynamique et ambitieuse.

M. Barroso se plait à nous voir comme de grands enfants, encore bercés d'illusions ou de romantisme, qui n'avons pas compris tout le bien qu'il nous voulait. Il a bien tort car soyons clair, cet homme hier ne nous a pas convaincus. Il nous a même inquiétés, il nous a déçus. Mais, il nous a renforcés dans nos convictions de ne jamais céder dans la défense de l'exception culturelle, mieux, dans la défense de l'Europe.

C'est un homme tendu et sans ressort que nous avons vus hier, débitant le discours prémâché que ses équipes rabâchent maintenant depuis des semaines. Les contre-vérités ont succédé aux approximations, quand ils ne laissaient pas la place à de coupables silences.

On nous propose des lignes rouges pour défendre coûte que coûte l'exception culturelle ? C'est plutôt la Commission qui réinvente là des lignes Maginot qui ne garantissent aucunement la possibilité de conserver le droit de défendre la culture à l'ère numérique. Car ces lignes rouges n'ont pour vocation qu'à figer l'existant et qu'à envisager un avenir incertain, qui devra de surcroît être soumis à une négociation âpre avec les américains.

On nous promet, la main sur le cœur, de ne pas négocier l'exception culturelle mais on refuse d'exclure l'audiovisuel du mandat des négociations. Pour quel motif ? Car le mandat doit être le plus large possible et ne rien exclure, nous dit-on. Et pourtant, les américains ont d'ores et déjà fait savoir qu'ils comptaient exclure des secteurs stratégiques pour eux, le secteur bancaire en particulier ! Nous nous interdirions donc de défendre la culture mais ne verrions aucun inconvénient à ce que les américains protègent leurs banques. Avec de tels négociateurs, nous pouvons craindre le pire !

On nous annonce qu'il y aurait des intérêts offensifs dans l'audiovisuel. On nous dit même qu'ils sont nombreux. Mais, lesquels ? Mis à part une règle sur la propriété des médias, identique en Europe par ailleurs, il n'y en a pas. Aucune.

La vacuité des arguments défendus par la Commission n'est sans doute rien au regard de l'exercice de communication malhonnête auquel s'est livré le Président Barroso à l'issue de la réunion. Car cet homme n'a pas hésité à publier un communiqué se félicitant d'avoir rassuré les cinéastes alors même qu'il déclarait quelques minutes avant, devant les caméras, qu'il n'avait sans doute pas réussi à nous convaincre.

Cette manœuvre misérable n'honore pas un homme dont on pouvait attendre une hauteur de vue et un sens de l'intérêt général desquels il s'est définitivement éloigné.

Au final, il a méprisé hier la délégation de cinéastes dont nous faisions partie et qui étaient les porte-parole d'une Europe fière de sa culture et de son identité et confiante dans sa capacité à soutenir sa création à l'ère numérique.

Il a méprisé le Parlement européen, la seule instance européenne démocratique élue, qui a adopté il y a 15 jours à une majorité écrasante une résolution demandant l'exclusion des services audiovisuels et cinématographiques du mandat de négociation. Nous y avons rencontré hier des femmes et des hommes formidables, des militants de la diversité culturelle qui sont indignés par cette bureaucratie bruxelloise sourde et aveugle.

Il méprise aussi l'avenir et l'insulte même. Nous sommes des européens convaincus. Mais, nous voulons une Europe qui prépare le futur, qui construit cette diversité culturelle numérique si nécessaire. Il n'y a pas de raison que les géants du Net, souvent américains et toujours experts en matière d'optimisation fiscale sur le territoire européen, s'exonèrent éternellement de toute obligation à l'égard de la création, de sa diffusion et de son financement. Rien ne justifie que l'Europe devienne un robinet pour écouler les seuls stocks d'œuvres américaines. Nous aimons évidemment le cinéma américain. Il a produit des chefs d'œuvres inoubliables et continue à inventer, à émouvoir, à enrichir le cinéma mondial. Mais, nous voulons aussi que le cinéma européen, africain, asiatique continuent à s'épanouir.

M. Barroso n'en a cure. Alors, nous nous retournons aujourd'hui vers les Etats-Membres de l'Union qui auront la lourde responsabilité, le 14 juin, de dire si oui ou non cette Europe est encore capable de dignité et d'ambition.


assinaturas:
Costa-Gavras, Bérénice Béjo, Daniele Luchetti, Radu Mihaileanu et Dariusz Jabłoński.

terça-feira, 28 de maio de 2013

European Cinema congratulates the European Parliament for its vote in favour of Culure

Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, the European Producers Club, FERA, FIAD, SAA and UNIC congratulate the European Parliament for voting in favour of the resolution calling for the exclusion of cultural and audiovisual services, including online services, from the negotiating mandate of the free trade agreement between the US and the EU. This resolution was adopted with a large majority which demonstrates the strong support for the preservation of the cultural exception.

This vote is historic and we welcome its political impact. European cinema thanks the Members of the European Parliament for their understanding of the challenges at stake for culture and for their support to European filmmakers who expressed themselves in favour of such exclusion in a petition that has already been signed by nearly 5,500 professionals.

But we must keep going. Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, the European Producers Club, FERA, FIAD, SAA and UNIC now call on the European Commission to take into account this vote of the European citizens’ representatives and on the Member States to support the exclusion of cultural and audiovisual services by 14 June, when Member States will adopt the negotiating mandate to be given to the Commission.
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Eurocinema, Europa Cinemas, Europa Distribution, Europa International, le Club des Producteurs Européens, la FERA, la FIAD, la SAA et l'UNIC  félicitent le Parlement européen pour son vote de la résolution exigeant l’exclusion explicite des services culturels et audiovisuels, y compris les services en ligne, du mandat de négociation de l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l’Europe. Cette résolution a été adoptée à une très large majorité prouvant un mouvement fort en faveur de la préservation de l’exception culturelle.

Ce vote a une portée politique historique que nous tenons à saluer. Les organisations européennes du cinéma remercient les parlementaires européens d’avoir compris et soutenus les enjeux liés à la défense de l’exception culturelle et accompagné les cinéastes européens qui se sont exprimés pour l’exclusion dans une pétition signée par près de 5 500 professionels.

La mobilisation continue. Le Club des producteurs européens, Eurocinéma, Europa Cinémas, Europa Distribution, Europa International, la FERA, la FIAD, la SAA et l’UNIC appellent maintenant la Commission européenne à prendre en compte ce vote des représentants des citoyens européens et les Etats membres à soutenir l’exclusion des services culturels et audiovisuels d’ici le 14 juin, date d’adoption par les Etats membres du mandat de négociation qui sera donné à la Commission.

24.05.2013
Fédération Européenne des Réalisateurs de l’Audiovisuel
Federation of European Film Directors

terça-feira, 30 de abril de 2013

A EXCEPÇÂO CULTURAL NÂO É NEGOCIÁVEL! - Petição dos cineastas europeus

O dia 13 de março de 2013 corre o risco de ser o marco de uma enorme e escandalosa reviravolta na construção da Europa.

É o dia em que a Comissão Europeia, instigada pelo Comissário Karel de Gucht, decidiu espezinhar a excepção cultural ao adoptar um projecto de mandato de negociação que integra os serviços audiovisuais e cinematográficos nas discussões comerciais que terão início este verão com os Estados Unidos.

Ficaram esquecidas as palavras entusiastas do Presidente Barroso que assegurava em 2005 que "na escala de valores, a cultura vem á frente da economia". Foram varridas todas as declarações de amor ao cinema do mesmo Presidente Barroso quando os cineastas se viram obrigados a mobilizar-se para defender o programa MEDIA. E o que aconteceu a esse slogan encabeçado pela Comissão: "A Europa ama o cinema"?.

A alguns meses do fim da sua presidência é difícil saber que marca o Senhor Barroso quer deixar na história da Europa. Neste momento, é infelizmente a imagem da demissão cultural que domina.
Parece inclusivamente não ter retido a lição que ele próprio dava ainda há pouco: "a resposta para a crise, é a cultura".

Não nos enganemos, o mandato de negociação proposto é uma renúncia, uma capitulação, uma ruptura.

Há 20 anos, foi sobre o território europeu que foi forjada esta vontade comum de apoiar a criação e de promover a sua diversidade.

A Cultura está no coração da identidade e do ideal europeus.

Há 20 anos,  a excepção cultural irrompia na paisagem internacional e permitia o reconhecimento de um estatuto específico nas obras do espírito que não podem ser consideradas bens como as outras e que devem ser excluídas das negociações comerciais.

Há 20 anos, por altura dos acordos do GATS, foi em nome da excepção cultural que a criação e a diversidade linguística puderam continuar a beneficiar das regras de protecção e de apoio.

O balanço é positivo para aqueles que querem ver com objectividade: a diversidade cultural é hoje uma realidade para a maioria dos territórios, factor de permuta e de compreensão mútua, mas também geradora de emprego e de crescimento.

A Europa que amamos é aquela que trabalhou para fazer emergir a Convenção da UNESCO de 2005 sobre a protecção e a promoção da diversidade das expressões culturais e que a confirmou em grande pompa
desde 2006, reunindo 126 países do mundo inteiro. A Europa que amamos é aquela que o mundo olha com orgulho como iniciadora e portadora dessa grande ideia.

Com a adopção deste mandato de negociação que iria reduzir a cultura a uma moeda de troca, a Comissão (com a excepção de três comissários que votaram contra) renunciou a defender a excepção cultural. Ela recusou-se e recusou os compromissos que tinha tomado, não hesitando em fazer prova de uma lamentável duplicidade.

Nós recusamos esta Europa que quer doravante subtrair-se aos grandes princípios colocados pela Convenção nomeadamente aquele que consagra a soberania cultural dos Estados Unidos.

Face aos Estados Unidos onde a indústria do divertimento é a segunda fonte de exportação, a liberalização do audiovisual e do cinema significaria o desmantelamento anunciado de tudo o que protegeu, promoveu e desenvolveu a cultura europeia. Esta política, ampliada por uma hiper- indulgência fiscal para os gigantes americanos do digital, parece querer confundir-nos no que é uma vontade consciente de desprezar a cultura europeia.

Aqueles que, em nome da Europa, terão encoberto ou aceitado esta demissão ficarão definitivamente em dívida aos olhos da História. A diversidade cultural não pode ser uma moeda de troca, ele deve manter-se uma ambição, uma exigência e um comprometimento.

Não é demasiado tarde!

Bater-nos-emos para que a Europa continue  a escrever a sua História, pelo espírito, pela Cultura, por um outro olhar sobre si e sobre o Mundo a fim de que os cidadãos possam trazer respostas profundas e complexas aos desafios que o nosso tempo levanta.

As personalidades europeias signatárias fazem solenemente apelo aos chefes d' Estado europeus para que se pronunciem em favor da exclusão dos serviços audiovisuais e cinematográficos das negociações entre a Europa e os Estados Unidos.


PRIMEIROS SIGNATÁRIOS

Michael Haneke / Lucas Belvaux / Stijn Coninx / Jean-Pierre Dardenne / Luc Dardenne / Jaco van Dormael / Joachim Lafosse / Olivier Masset-Depasse / Frédéric Sojcher / Michal Wald  / Walter Salles / Kamen Kalev / Thomas Vinterberg / Aki Kaurismäki / Jean-Jacques Beineix / Catherine Breillat / Jacques Fansten / Costa Gavras / Michel Hazanavicius / Laurent Heynemann / Agnès Jaoui / Pierre Jolivet / Radu Mihaileanu / Olivier Nakache / Bertrand Tavernier / Eric Tolédano / Fred Breinersdorfer / Jochen Greve / Volker Schlöndorff / Margarethe von Trotta / Tassos Boulmetis / Bela Tarr / Marco Bellocchio / Leonardo di Costanzo / Emanuele Crialese / Giorgio Diritt / Sabina Guzanti / Daniele Luchetti / Ivano de Matteo / Silvio Soldini / Paolo Sorrentino / Paolo Taviani / Vittorio Taviani / Marco Tullio Giordana / Paolo Virzi / Šarūnas Bartas / Arunas Matelis / Robert Alberdingk Thijm / Jane Campion / Eva Sørhaug / Joachim Trier / Marian Crisan / Tudor Giurgiu / Catalin Mitulescu / Cristian Mungiu / Radu Muntean / Calin Netzer / Corneliu Porumboiu / Cristi Puiu / Razvan Radulescu / Adrian Sitaru / Ada Solomon / Pedro Almodovar / Montxo Armendariz / Pablo Berger / Isabel Coixet / Angeles González-Sinde / Fernando León de Aranoa / Loles León / Joaquim Oristrell / Rosa María Sardá / Santiago Tabernero / Fernando Trueba / Enrique Urbizu / Felix Viscarret / Lionel Baier / Ursula Meier / Stephen Frears / Mike Leigh / Ken Loach / Roger Michell / Rebecca O’Brien / Hugh Stoddart / Susanna White / David Lynch /...



sábado, 27 de abril de 2013

Fera President Alan Parker seeks meeting with EU President Barroso

As President of FERA, representing thousands of European film and television directors, British director Sir Alan Parker has written today [25.04.2013] to President Barroso seeking clear justification for the Commission’s refusal to insist on the cultural exception in the forthcoming trade negotiations.

In his letter, Sir Alan congratulates the Commission on the project for talks, which could bring long term economic gains, and thanks Commissioners de Grucht and Vassiliou for their reassurances, but is nevertheless asking for solid guarantees that the TTIP negotiating mandate will be strengthened by mid June. European systems of audiovisual support must not be traded away, now or inthe future, he argues, and future programmes such as Creative Europe must be absoutely free to develope despite any EU-US trade agreement.

Deploying widely accepted arguments on the 2005 UNESCOConvention on the Diversity of Cultural Expression, and the Lisbon Treaty, Sir Alan points out that, due to the Subsidiarity principle, it may in fact be illegal to for the Commission make concessions that might prejudice European cultural aid schemes.

His letter also draws attention to the economic importance of the cultural industries. ”Losing or weakening audiovisual support schemes as part of a trade deal would cause not only cultural but economic damage, and certain loss of employment,” he argues.

Sir Alan asks for a face to face meeting with the Commission President in the next few weeks to receive the cast iron assurances that European directors are seeking.

Cosignatories of the letter are the Creative Council of FERA: Marco Bellocchio, Claire Denis, Agnieszka Holland, Neil Jordan and István Szabó. 

FERA - Founded in 1980, the Federation of European Film Directors contains 37 directors’ associations from 29 countries. It speaks for approximately 20,000 European screen directors, representing their cultural, creative and economic interests both at the national and European level. www.filmdirectors.eu

sexta-feira, 26 de abril de 2013

TRADE TALKS BETWEEN EU AND US: FERA PRESIDENT ALAN PARKER SEEKS MEETING WITH EU PRESIDENT BARROSO

As President of FERA, representing thousands of European film and television directors, British director Sir Alan Parker has written today to President Barroso seeking clear justification for the Commission’s refusal to insist on the cultural exception in the forthcoming trade negotiations.

In his letter, Sir Alan congratulates the Commission on the project for talks, which could bring long term economic gains, and thanks Commissioners de Grucht and Vassiliou for their reassurances, but is nevertheless asking for solid guarantees that the TTIP negotiating mandate will be strengthened by mid June. European systems of audiovisual support must not be traded away, now or inthe future, he argues, and future programmes such as Creative Europe must be absoutely free to develope despite any EU-US trade agreement.

Deploying widely accepted arguments on the 2005 UNESCO Convention on the Diversity of Cultural Expression, and the Lisbon Treaty, Sir Alan points out that, due to the Subsidiarity principle, it may in fact be illegal to for the Commission make concessions that might prejudice European cultural aid schemes.

His letter also draws attention to the economic importance of the cultural industries. ”Losing or weakening audiovisual support schemes as part of a trade deal would cause not only cultural but economic damage, and certain loss of employment,” he argues.

Sir Alan asks for a face to face meeting with the Commission President in the next few weeks to receive the cast iron assurances that European directors are seeking.

Cosignatories of the letter are the Creative Council of FERA: 
Marco Bellocchio, Claire Denis, Agnieszka Holland, Neil Jordan and István Szabó.
FERA - Founded in 1980, the Federation of European Film Directors contains 37 directors’ associations from 29 countries. It speaks for approximately 20,000 European screen directors, representing their cultural, creative and economic interests both at the national and European level. www.filmdirectors.eu

quinta-feira, 10 de maio de 2012

EUROPA CRIATIVA – CRIANDO A EUROPA Carta da APR ao Secretário de Estado da Cultura - 08.05.2012

EUROPA CRIATIVA – CRIANDO A EUROPA

Ao Excelentíssimo Senhor Secretário de Estado da Cultura
Dr. Francisco José Viegas

Na perspectiva do próximo encontro do Conselho, em Bruxelas no dia 10 de Maio, onde esperamos que Sua Excelência esteja presente, gostaríamos de o sensibilizar e chamar a atenção sobre os nossos pontos de vista sobre a actual proposta do Programa EUROPA CRIATIVA.

Por mais de 20 anos o Programa MEDIA apoiou a formação, o desenvolvimento e a promoção das obras cinematográficas e audiovisuais Europeias estimulando cineastas, actores e técnicos a colaborarem entre si atravessando as fronteiras nacionais. Proporcionou uma contribuição única para o desenvolvimento deste sector na Europa e no seu impacto no mundo.

Durante 10 anos o Programa CULTURA incentivou e apoiou produções artísticas, traduções,  colaborações internacionais,  intercâmbios que fomentaram as melhores práticas  para uma aprendizagem comum. Teve um efeito estruturante  na capacitação do sector cultural, contribuindo para políticas eficazes de intercâmbio efectuadas ao mais alto nível Europeu.

O Programa EUROPA CRIATIVA irá no futuro ser o instrumento único da UE exclusivamente dedicado ao apoio do sector cultural e do sector audiovisual. Vai uni-los e prolongar o sucesso consolidado e a experiência destes dois Programas.

A APR - Associação Portuguesa de Realizadores apoia fortemente a criação do novo Programa EUROPA CRIATIVA, que poderá ter um papel crucial para auxiliar estes sectores a adaptarem-se às novas oportunidades do advento do mundo digital,   providenciando os meios e as ferramentas para superar os desafios inerentes e aproveitar as novas oportunidades criadas.

Os realizadores portugueses  acreditam que a criatividade e a inovação, características das artes e da cultura,  são fundamentais  para obter um desenvolvimento sustentado, constituindo um fundamento chave para atingir o crescimento inteligente e inclusivo  que está estabelecido pela Estratégia EU2020.

É importante recordar que  mesmo com um incremento orçamental de 37%, como consta da proposta da União Europeia, este Programa representa ainda uma infima fracção do orçamento total da UE.

Por isso vimos desta forma solicitar:

1. Que apoie a proposta de orçamento global para o EUROPA CRIATIVA.

2. Que seja estabelecida  uma alocação de verbas apropriada para cada uma das anteriores iniciativas (MEDIA e CULTURA) tendo em conta as suas características  e especificidade, suas necessidades e potencial, de forma a realizar de forma plena os objectivos deste novo Programa.

3. Que persista na defesa da diversificação da oferta de oportunidades de financiamento, e que estas estejam disponíveis de forma igualitária para os diversos operadores que constituem o “ecosistema” dos sectores da cultura e do audiovisual Europeu.

4. Que apele à Comissão para um compromisso no estabelecimento de um diálogo próximo com os intervenientes dos sectores audiovisual e cultural, durante o processo de definição  dos seus objectivos operacionais e do estabelecimento das normas de formulação das candidaturas para este novo Programa.

5. Que proponha soluções pragmáticas e funcionais para a continuidade da existência dos MEDIA Desks  e dos Pontos de Contacto do Programa Cultura, de forma a que a qualidade da informação, o serviço especializado e o  “know-how” existente  junto de cada iniciativa seja garantido beneficiando os seus utilizadores e maximizando os recursos para as iniciativas de raiz nacional.

6. Que reconheça  a especificidade do papel das entidades de ligação e das redes (“networking”) Europeias, como entidades chave da participação da sociedade civil na cooperação Europeia e na criação de novas políticas. Caso a Comissão substitua os apoios operacionais em curso para as redes  (“networking”) com projectos previamente apoiados, tal acção deve ser compatível e garantir a forma como essas redes funcionam na actualidade.

7. Que aceite a proposta de abertura do Programa EUROPA CRIATIVA para os países vizinhos do espaço Europeu, através  de uma base de acordos significativos.

Os realizadores portugueses e os profissionais do cinema já beneficiaram do suporte e apoio do Programa MEDIA. O próximo programa poderá maximizar este apoio suportando de uma forma determinante  o sector cinematográfico nacional através da introdução de parceiros Europeus e internacionais, maximizando assim o potencial de audiências para os nossos futuros filmes.

Com os melhores cumprimentos,

a APR - Associação Portuguesa de Realizadores

Lisboa, 8 de Maio de 2012


Resposta do Secretário de Estado da Cultura

Recebi [...] os pontos de vista da APR em relação ao programa EUROPA CRIATIVA. Agradeço a contribuição e pode estar confiante de que defenderei esses pontos de vista em Bruxelas, quer no Conselho, quer nos encontros bilaterais (que são mais importantes, como sabe) que realizarei amanhã e depois. (...)

Francisco José Viegas
Secretário de Estado da Cultura
9 de Maio de 2012

sexta-feira, 20 de janeiro de 2012

Carta Aberta ao Presidente da Comissão Europeia

No momento actual, perante a situação que se vive no sector cultural e artístico é imprescindível tomar uma posição pública. As Coligações Europeias para a Diversidade Cultural vão se encontrar no próximo dia 31 de Janeiro em Bruxelas. É imprescindível confrontar a Comissão Europeia e os Governos Nacionais para o apoio à cultura, à criatividade e livre expressão dos artistas.

Exerça a sua cidadania e subscreva!

Carta Aberta ao Presidente da Comissão Europeia

Num momento em que os criadores, artistas, técnicos e operadores do sector cultural nacionais se confrontam com reduções drásticas nos apoios à cultura e às artes, perante a eminente regressão das actividades culturais e artísticas em Portugal, ou mesmo da sua eventual suspensão e desaparecimento, a Coligação Portuguesa para a Diversidade Cultural vem solicitar aos intervenientes do sector e a todas as personalidades solidárias, a sua reunião perante as dificuldades e obstáculos em nome da defesa de uma politica cultural que salvaguarde o sector artístico em Portugal e a nossa identidade cultural, única e específica.

No próximo dia 31 de Janeiro de 2012 a Coligação Portuguesa para a Diversidade Cultural irá estar presente em Bruxelas na reunião da Plataforma das Coligações Europeias para a Diversidade Cultural, onde irá denunciar a situação actual e responsabilizar o Governo Português, que ratificou a Convenção para a Diversidade Cultural promovida pela UNESCO, a ter um posicionamento claro de apoio às actividades artísticas e à defesa da cultura nacional e sua presença no mundo.

No âmbito deste encontro, as diversas Coligações Europeias para a Diversidade Cultural redigiram um documento dirigido ao Presidente da Comissão Europeia, Engº. José Manuel Durão Barroso, para que se estabeleçam medidas com carácter de urgência que auxiliem os estados membros a ultrapassar as dificuldades no domínio dos apoios às artes e que posicionem o sector cultural numa perspectiva de futuro, perante os desafios dos novos media e da globalização.

A Coligação Portuguesa para a Diversidade Cultural solicita a subscrição pública do documento “CARTA ABERTA a DURÃO BARROSO, PRESIDENTE DA COMISSÃO EUROPEIA” pelo maior número de pessoas, entidades e instituições de forma a colocar na agenda de prioridades da CE o apoio às artes e a defesa da diversidade cultural na União Europeia.

A Coligação Portuguesa para a Diversidade Cultural


CARTA ABERTA a DURÃO BARROSO, PRESIDENTE DA COMISSÃO EUROPEIA

É uma situação paradoxal: nunca na Europa se falou tanto do potencial das indústrias culturais e criativas, e tão pouco apoio foi atribuído para implementar políticas que possam defender e promover a diversidade cultural!

Perante os desafios criados em particular pela era digital exigem respostas ambiciosas, a acção política europeia cultural em alternativa afunda-se na renúncia ou mesmo na sua negação. O assinar a Convenção da UNESCO para a diversidade cultural não levou a Comissão Europeia a excluir automaticamente os sectores do audiovisual e da cultura das negociações internacionais do comércio. A vontade de encorajar o desenvolvimento da disponibilização na internet dos bens culturais, através de distribuição legal, não foi incentivada com uma correspondente significativa redução dos impostos sobre a circulação dos conteúdos digitais. A preocupação em criar uma politica que implementasse a necessidade de financiamento para as criações culturais europeias e a sua difusão através dos novos media, confrontou-se com os desvios a essa legislação e com a deslocalização de empresas dentro da própria Europa. O impacto foi ainda mais brutal, pois permitiu que os operadores de internet dos gigantes da Ásia e da América do Norte se excluíssem de qualquer obrigação ou responsabilidade perante a criação cultural.

Enquanto a crise da dívida pública levou a maioria dos estados europeus a reduzir os seus orçamentos para a cultura e a criação artística, a Europa tem uma obrigação maior do que nunca a desempenhar – um papel determinante e decisivo - na protecção e promoção da diversidade cultural.

Numa altura em que alguns acreditam, erradamente, que os desenvolvimentos tecnológicos tornaram os apoios para as artes obsoletos, nós - os artistas, actores, cineastas, escritores, compositores, editores, produtores de cinema e de música, técnicos...- acreditamos que impedir uma ou outra cultura dominante de homogeneizar as formas de escrever e de pensar seja um desígnio de modernidade. Uma ideia moderna e profundamente europeia. É no entanto uma ideia frágil que não deve ser ultrapassada pela globalização e pela economia digital.

Esta constatação não pode ser um motivo de amargura ou de ressentimento. Deve, antes, levar a Comissão Europeia e a sua Presidência a optar por um caminho consistente e vigoroso na sua acção pela promoção da diversidade cultural.

Claramente, nem os pequenos compromissos nem uma cega e ingénua fé nos grandes princípios da livre concorrência permitirão fortalecer a identidade e a criação europeia em toda a sua diversidade e de apoiar adequadamente e eficazmente a indústria europeia da cultura.

Desenvolvendo um sistema de tributação para financiar a suas politicas culturais que esteja adaptado e actualizado para a era digital, impulsionando o sector cultural nas políticas da UE; simplificando as medidas de avaliação para os apoios estatais à cultura e estendendo estes apoios aos novos formatos e plataformas digitais, em particular para as novas formas de distribuição e de difusão das obras de arte; recusando o uso da cultura como ”moeda de troca barata” nas negociações da regulação do comércio; pondo fim à prática de incrementos fiscais dentro Europa que mina as bases de apoio à diversidade cultural e enfraquece as empresas europeias favorecendo multinacionais exteriores à UE - neste momento estes são claros, genuínos compromissos urgentes que a Europa deve fazer a fim de colocar as suas políticas de acordo com a sua retórica.

A incapacidade de tomar estas medidas é entrar na batalha a favor da riqueza cultural e da sua diversidade na Europa nu e desarmado, demonstrando uma debilidade culposa e uma repreensível impotência. Não há dúvida de que a batalha será difícil, mas no entanto deve juntar-nos - nós com as nossas criações e a Comissão Europeia com as suas acções e políticas. O Parlamento Europeu, por sua vez, parece mostrar uma maior compreensão sobre esta situação.

Trata-se nada mais, nada menos que o futuro de uma especificidade cultural, da sua diversidade, da sua indústria e dos seus postos de trabalho que está a ser “encenado” no “palco” europeu. Com um forte apoio político, as melhores cenas desta peça aguardam por serem escritas.

A Coligação Europeia das Plataformas para a Diversidade Cultural


quinta-feira, 17 de fevereiro de 2011

BERLINALE : CARTA DOS REALIZADORES HUNGÁROS

A cultura é um direito humano elementar. O cinema húngaro faz parte na sua totalidade da cultura europeia.

Os filmes húngaros falam do povo húngaro, da cultura húngara, de uma maneira única e original. Estas obras empregam uma linguagem artística particular para transmitir ao mundo o que é o nosso país, o que nós somos. Destruir isso é destruir a cultura.

Isso não pode ser justificado pelo "realismo económico", uma visão falseada da situação financeira, uma ideologia política ou um ponto de vista subjectivo.

O governo húngaro decidiu que em lugar da estrutura autónoma, democratica e independante que garantia o pluralismo dos filmes até à data, será uma única pessoa nomeada por ele que terá a partir de agora todo o poder de decisão.

A nosso ver esta decisão ameaça a diversidade do cinema húngaro. Nós, cineastas húngaros, decididos a manter-nos fiéis à nossa vocação e desejosos de poder continuar a trabalhar no melhor das nossas capacidades artísticas, pedimos a todos que apoiem o pluralismo do cinema húngaro.

Budapeste, 10 de Janeiro 2011

Assinado:
Ildikó Enyedi, Benedek Fliegauf, Szabolcs Hajdú, Miklós Jancsó, Ágnes Kocsis, Márta Mészáros, Kornél Mundruczó, György Pálfi, Béla Tarr.

Esta carta recebeu até agora o apoio dos seguintes artistas e profissionais:
Theo Angelopoulos (Grèce), Olivier Assayas (France), Bertrand Bonello (France), , Frédéric Boyer (France), Leon Cakoff (Brésil), Alfonso Cuaron (Mexique), Luc et Jean-Pierre Dardenne (Belgique), Arnaud Desplechin (France), Jacques Doillon (France), Marion Döring (Allemagne), Atom Egoyan (Canada), Amat Escalante (Mexique), Jean-Michel Frodon (France), John Gianvito (USA), Erika et Ulrich Gregor (Allemagne), Joana Hadjithomas et Khalil Joreige (Liban), Michael Haneke (Autriche), Alejandro Hartmann (Argentina), Shozo Ichiyama (Japon), Jim Jarmush (USA), Aki Kaurismaki (Finlande), Stella Kavadatou (Grèce), Vassilis Konstandopoulos (Grèce), Mia Hansen-Love (France), Wojciech Marczewski (Pologne), Cristian Mungiu (Roumanie), Celina Murga (Argentine), Olivier Père (Suisse), Timothy et Stephen Quay (Grande Bretagne), Carlos Reygadas (Mexique), Arturo Ripstein (Mexique), Daniel Rosenfeld (Argentine), Gus van Sant (USA), Uli M Schueppel (Allemagne), Ulrich Seidl (Autriche), Hanna Schygulla (France), Tilda Swinton (Grande Bretagne), Juan Villegas (Argentine), Peter Watkins (Grande Bretagne), Andrzej Wajda (Pologne).
ver Chronique de la Fin du Monde,
por Jean-Michel Frodon (em francês)

Hongrie, leçon d'Histoire,
por Émile Breton (em francês)

BERLINALE: CINEASTAS HÚNGAROS APELAM À RESISTÊNCIA

O governo de Viktor Orban, que já se distinguiu pelos seus ataques contra a liberdade de imprensa, quer substituir a organização pluralista de cinema por um único director, o produtor Andrew J. Vajna, americano de origem húngara. A sua carreira fala por ele: produziu os" Rambo" e os "Terminator". Seja qual fôr o julgamento que possamos ter sobre esses filmes, o objectivo primeiro do seu produtor era de fazer com eles o máximo dinheiro possível.(...)
"O governo húngaro decidiu que em lugar da estrutura autónoma, democratica e independante que garantia o pluralismo dos filmes até à data, será uma única pessoa nomeada por ele que terá a partir de agora todo o poder de decisão", diz o apelo dos cineastas.
E não nos espantemos que todos os realizadores o tenham assinado dos mais antigos aos mais novos. (...)


sexta-feira, 19 de novembro de 2010

FERA: OS REALIZADORES EUROPEUS PROTESTAM CONTRA A DIMINUIÇÂO DOS FINANCIAMENTOS DOS FILMES

OS REALIZADORES EUROPEUS PROTESTAM CONTRA A DIMINUIÇÂO DOS FINANCIAMENTOS DOS FILMES

A Fédération Européenne des Réalisateurs de l'Audiovisual / Federation of European Film Directors (FERA, fundada em 1980 em Veneza) acaba de concluir a assembleia geral do seu 30º aniversário nos estúdios legendários de Cinecittá em Roma. Os realizadores europeus celebraram as 3 décadas de existência a debater o projecto da FERA para um contrato europeu de realizador, o Programa Média da União Europeia, a remuneração dos filmes na Internet, o acesso dos filmes europeus às salas preparadas para o cinema digital, e mais importante ainda nos dias de hoje, a dramática diminuição do financiamento dos filmes na União Europeia: na Itália, Hungria, República Checa, Irlanda, Portugal e Reino Unido.
A FERA compreende a necessidade de fazer economias neste período difícil mas a diminuição de incitamento fiscal à produção, a paragem na criação de infraestruturas, e a supressão de financiamentos para a produção e a distribuição vão pôr em perigo a própria existência do cinema europeu. Achamos estranho que por um lado a Comissão europeia tente “desbloquear potenciais industrias de criação”, e que por outro, os governos europeus utilizem a crise financeira para as roubar. Alguns ministros sacam do revolver mal ouvem a palavra cultura.
A cultura e o acesso á cultura são direitos humanos de base. A cultura define os países e os povos melhor do que as fronteiras. Isso é também verdade com o cinema europeu.
Mas esse cinema com todas as suas diferenças é também uma actividade económica fundamental. Em todo o mundo os investimentos no cinema e na produção para a televisão ajudaram a construir industrias, a alimentar novos médias, a criar empregos e por isso a contribuir para a economia do país. Cinema e audiovisual são indústrias do futuro, é preciso apoiá-las no tempo.
Fazemos um apelo a todos os governos europeus para que preservem as estruturas de apoio e invistam nos filmes e na cultura cinematográfica. Uma vez destruidas, não serão reconstruidas facilmente.
Roma, 8 de Novembro de 2010
a FERA

A APR é membro da FERA
A F.E.R.A. representa actualmente cerca de 30 Associações de Realizadores que representam os cineastas nos 27 países da Europa.

terça-feira, 16 de junho de 2009

A APR integra a FERA - Federação Europeia de Realizadores

A convite da FERA (Federação Europeia de Realizadores do Audiovisual), a APR esteve presente na Assembleia-Geral anual que decorreu em Budapeste entre 11 e 13 de Junho.

A candidatura da APR para se tornar membro activo da FERA foi considerada oficialmente nesta Assembleia Geral e aprovada por unanimidade. A APR passa agora a representar os realizadores portugueses seus associados numa frente comum de associações de realizadores, que representam 27 países europeus, na defesa dos seus direitos e das suas obras.

A FERA defende a arte, o saber-fazer e os direitos morais e patrimoniais do realizador como elementos essenciais da diversidade da cultura cinematográfica e audiovisual na Europa e no mundo. A FERA representa os realizadores enquanto criadores principais das obras cinematográficas e audiovisuais. O realizador que toma as decisões relativas à criação no processo de colaboração artística tem a responsabilidade final de coesão estética e integridade artística da obra.

Nesta assembleia-geral onde estiveram presentes cerca de 60 realizadores delegados pelas 30 associações europeias, debateram-se ao longo destes três dias questões que, embora de forma diversa, são comuns às cinematografias europeias: os direitos de autor, o final-cut, o progressivo desaparecimento na distribuição e na exibição dos filmes europeus nas salas de cinema, televisão, cabo e novas tecnologias. Foi ainda amplamento discutida a necessidade de elaboração de um contrato europeu de realizador que respeite o estatuto do realizador como principal autor de uma obra cinematografica.

A APR considera que este foi um passo importante para a prossecução dos seus objectivos de intervenção e vai desenvolver o diálogo, partilha de informação e delineação de projectos comuns, iniciado durante este período, com as associações suas congéneres.